Cayenne, ville chargée d'histoire.
Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane en 1498. On retrouve les premières traces archéologiques de peuplades amérindiennes en Guyane vers le VIe millénaire av. J.-C.
Ces premières peuplades auraient initié le processus de création de terres fertiles, qui quelques millénaires après permettront l'établissement de populations plus importantes. A la fin du IIIe siècle, les Amérindiens, originaires d’Amazonie, arrivent sur le littoral et s’y installent.
Cayenne connait ses premières tentatives de colonisation dès 1539, mais c’est en 1643 que débute véritablement l'histoire de la Ville de Cayenne.
La Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (Lieutenant - Général du roi Louis XIII) fait l'acquisition d’une petite butte sur la plaine littorale auprès de Cépérou, chef de la tribu amérindienne des Galibis.
Il y fait bâtir un fort et s’ installe avec 1200 hommes. Deux ans plus tard, la colonie quitte l’île de Cayenne à la suite d’affrontements avec les amérindiens et la mort de Poncet de Brétigny.De 1652 à 1676, la Guyane est l’objet d’affrontement de souveraineté entre les diférentes puissances coloniales, ainsi les français, les anglais, les portuguais et les hollandais prennent à tour de rôle le contrôle de Cayenne.
Louis XIV, soucieux d’asseoir définitivement la souveraineté de la France sur la Guyane charge le Comte Jean II d'Estrées de reprendre Cayenne aux mains de la Hollande. Le 21 décembre 1676, lors d'une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française.
Une période prospère s'installe sur la colonie, les jésuites créent des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc.
Conte Indien ou terme de marine ? Les historiens n’ont pas encore tranché.
Une très belle légende veut que le roi Cépérou, chef des Galibis ait eu un fils du nom de Cayenne. Cayenne, qui aimait passionnément la princesse Bélem, fit appel au sorcier Montabo pour l’aider à conquérir son cœur.
Grâce aux bons soins de Montabo, Cayenne pu franchir, monté sur un taureau, une immense rivière aux eaux tumultueuse. Il pu ainsi rejoindre Bélem et l’épouser. Pour le récompenser, le roi Cépérou décida que le village au pied de la colline sur laquelle il vivait s’appellerait Cayenne.
Pour Monsieur BOYER, directeur scientifique de l’atlas de la Guyane, l’origine réelle doit plutôt se chercher dans les termes de marine du 17ème siècle.
La caïenne était ce réchaud sur lequel se faisait la cuisine pendant le voyage. Lorsqu’après plusieurs mois de mer, le capitaine trouvait un havre accueillant où il décidait de séjourner, son premier souci était de faire « débarquer la caïenne ». Grâce à la chasse et à la pêche, l’équipage pouvait alors améliorer son menu. Dans l’argot des marins, Caïenne a bientôt signifié un lieu où l’on pouvait se reposer des rigueurs de la mer. Par extension, les dépôts de vivre dans les ports se sont appelés Cayenne. Brest, Rochefort ont eu leurs cayennes.
Aujourd’hui encore existent des lieux-dits Cayenne en Guadeloupe et en Charente-Maritime. On trouve même un petit Cayenne sur les côtes de la Réunion.
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